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Comment se prot�ger de la curiosit� de Facebook, Google, Amazon, LinkedIn etc.

Une version plus courte et plus synth�tique a �t� publi�e � la Semaine juridique �dition G�n�rale (JCP G) du 8 avril 2019 sous le titre 'Les outils de l’intelligence artificielle pour le droit fran�ais'.] Legal tech, justice pr�dictive et plus encore 'intelligence artificielle' (IA) en droit sont devenus des sujets � la mode depuis 2015-2016[1].

De qui et de quoi parle-t-on exactement: quelles soci�t�s, quelles fonctions, quelles technologies?Quels sont les v�ritables risques pour l’emploi des professionnels du droit (avocats, stagiaires, juristes d’entreprise, magistrats, notaires) et de leurs 'paralegals', documentalistes et veilleurs?Quels sont, �galement, les risques de la justice pr�dictive?

En fait, ses auteurs, Pierre Aidan, cofondateur de Legalstart.fr[3] et Florence Gsell, professeur de droit � l’universit� de Lorraine et ancien conseiller scientifique du Conseil national des barreaux (CNB) de 2007 � 2017, r�agissent, dans le but de rassurer les professions judiciaires, � un autre article.

Ce dernier, beaucoup plus provocateur sur le fond, a �t� publi� en octobre 2016 � la Harvard Business Review, par le c�l�bre consultant en informatique juridique britannnique Richard Susskind et son fils Daniel, �conomiste: Technology Will Replace Many Doctors, Lawyers, and Other Professionals (Les nouvelles technologies remplaceront beaucoup de m�decins, juristes et autres professionnels lib�raux).

de l’IA mais la vente et le marketing (services aux clients, recommandations d’achat, tarification dynamique), la logistique et la production (maintenance pr�dictive) et le voyage (Bookings.com, Liligo, Trainline et autres comparateurs de prix d’h�tels et de billets d’avion et de train)[15].

Les diff�rents types de technologies utilis�s en 'IA' (NB: pas de robotique en droit et la 'vision' mentionn�e dans ce sch�ma recouvre en fait le machine learning et d’autres technologies) Pour comprendre o� en est l’intelligence artificielle en droit, il faut savoir de quoi on parle.

Le terme «intelligence artificielle», cr�� par John McCarthy, est d�fini par l’un de ses cr�ateurs, Marvin Lee Minsky, comme «la construction de programmes informatiques qui s’adonnent � des t�ches qui sont, pour l’instant, accomplies de fa�on plus satisfaisante par des �tres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que: l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la m�moire et le raisonnement critique».

Voici enfin la d�finition de l’IA par le meilleur dictionnaire de langue fran�aise, celui �labor� par l’ATILF[16], le Tr�sor de la langue fran�aise (TLF): «Intelligence artificielle: recherche de moyens susceptibles de doter les syst�mes informatiques de capacit�s intellectuelles comparables � celles des �tres humains».

Le philosophe et chercheur en sciences de l’information et de la communication Pierre L�vy, avec franchise, d�finit ainsi l’IA: «L’intelligence artificielle est une expression de type 'marketing' pour designer en fait la zone la plus avanc�e et toujours en mouvement des techniques de traitement de l’information»[17].

Ces m�canismes sont amplifi�s par la communication marketing des fournisseurs tels qu’IBM et Google qui embellissent toujours la mari�e, par une strat�gie de la sid�ration, par la difficult� de v�rifier les faits avanc�s ou la fain�antise intellectuelle ambiante, et par l’absence g�n�ralis�e de connaissances techniques sur l’IA, m�me chez la majorit� des sp�cialistes du num�rique»

[NB: notamment chez les journalistes et les prospectivistes][20] Mike Mallazzo, un sp�cialiste du marketing pour applications et e-commerce, est all� plus loin dans un post Medium de juin 2019, en affirmant que «les startups rebaptisent sans vergogne les algorithmes rudimentaires d’apprentissage machine comme l’aube de la singularit�, avec l’aide d’investisseurs et d’analystes qui ont un int�r�t direct dans le d�veloppement du battage publicitaire.

Il y a donc des technologies, qu’il faut distinguer les unes des autres, et derri�re ces technologies, il y a des applications (des logiciels, si vous pr�f�rez) et leurs d�veloppeurs, grosses soci�t�s de l’informatique et de l’Internet ou start-ups, l’ensemble des soci�t�s travaillant sur l’application des technologies informatiques au droit �tant commun�ment appel� les 'legal tech'[23].

Alors voici une liste personnelle de legal tech fran�aises (ou plut�t pr�sentes en France), non tri�e, forc�ment incompl�te mais tendant � se focaliser sur l’innovation technologique (machine learning, big data, analytics, langages de programmation simplifi�s pour juristes, moteurs de recherche am�lior�s ...): Sur la production partiellement automatis�e de contrats pour TPE et particuliers, voir le rigoureux comparatif —

IA juridique ancienne (logiciels experts) et IA juridique r�cente (ML, NLP) Attention: tr�s peu parmi ces soci�t�s se rangent dans la cat�gorie de l’intelligence artificielle telle qu’on la pratique aujourd’hui, autrement dit une IA � base de machine learning et/ou de traitement du langage naturel (natural language processing, NLP).

Les technologies qui caract�risent l’IA d’aujourd’hui Apr�s avoir pr�sent� les prestations et les entreprises du secteur des legal tech et avoir d�fini l’intelligence artificielle, voici les cinq principales technologies en cause dans l’IA en droit aujourd’hui[34]: Une excellente interview donn�e par le chercheur fran�ais Yann LeCun, directeur du laboratoire d’IA de Facebook, au journal Le Monde, explique de mani�re simple comment fonctionnent les r�seaux neuronaux, l’apprentissage supervis� et l’apprentissage non supervis�[39].

Yann LeCun: «Le deep learning utilise lui aussi l’apprentissage supervis�, mais c’est l’architecture interne de la machine qui est diff�rente: il s’agit d’un 'r�seau de neurones', une machine virtuelle compos�e de milliers d’unit�s (les neurones) qui effectuent chacune de petits calculs simples.

Autre vid�o de Yann LeCun disponible sur le m�me sujet: celle de son intervention au Coll�ge de France le 4 f�vrier 2016 On peut aussi citer le r�sum� utilis� par le journaliste des Echos R�my Demichelis[42]: «[Les] r�seaux de neurones [sont] la technologie � l’origine du grand retour en gr�ce de l’IA ces derni�res ann�es pour sa capacit� d’apprendre � partir de grandes bases de donn�es;

Enfin, il faut bien comprendre que pour imiter des fonctions caract�ristiques des humains, comme classer automatiquement des documents par th�me, un simple logiciel ne suffit pas: NB: pour celles et ceux qui veulent plus de pr�cisions sur les syst�mes experts, le machine learning, le deep learning et l’infrastructure mat�rielle n�cessaire, je recommande la lecture de l’ebook gratuit d’Olivier Ezratty, d�j� mis � jour � trois reprises: Les usages de l’intelligence artificielle 2018 (PDF, 522 p.).

Selon Ron Friedmann, consultant am�ricain en informatique juridique depuis 30 ans[50], sur le march� am�ricain, «il existe au moins quatre utilisations presque banales de l’intelligence artificielle que les cabinets d’avocats et les directions juridiques peuvent ais�ment d�ployer � partir de produits IA standards, de mani�re similaire � d’autres technologies: Comme on vient de le voir, il faut �tre concret et relativiser les performances des outils � base d’IA utiles pour les directions juridiques.

A noter tout particuli�rement cet extrait du communiqu�: «Les directions juridiques pr�voient une transformation digitale profonde de leur m�tier d’ici cinq ans, avec le d�ploiement du 'Machine Learning', du 'Natural Language Processing' (NLP) et des 'Knowledge Graph', autant d’outils englob�s par l’intelligence artificielle qui bouleverseront la gestion des dossiers juridiques.

Ces technologies vont permettre: Je me demande si la perc�e de l’IA dans le milieu juridique ne se fera pas aussi via les logiciels brassant et combinant des donn�es de sources et formats divers[53] pour faire de la 'business intelligence' (dits �galement 'logiciels orient�s visualisation de donn�es') comme Tableau Desktop, Microsoft Power BI ou, Qlik Sense Enterprise.

Par exemple, un chatbot juridique s’exprimant en anglais ne comprend pas que Yikes est une forme argotique de Yes ou bien, � propos du RGPD, oublie de vous pr�ciser que le 25 mai 2018 est d�j� pass� depuis longtemps et qu’appliquer le RGPD est devenu urgent.

L’apport, le 'truc' du chatbot se situe ailleurs: c’est un petit logiciel servant � engager la discussion avec un prospect ou un utilisateur par des questions principalement � r�ponse de type Oui/Non et � l’amener � pr�ciser sa demande afin de l’orienter ...

Dans ce rapport, la contribution sp�cifique du Conseil National du Num�rique (CNNum) souligne l’importance fondamentale des donn�es: «La valeur cr��e par l’intelligence artificielle provient des donn�es n�cessaires � l’apprentissage bien plus que de l’algorithme, dont les d�veloppements se font de mani�re ouverte (en open source).

Lexis gagnant, elle, en technologie: Nous venons de pr�senter les produits et les soci�t�s des legal tech puis de d�finir l’IA en droit, pour �viter de gober le discours marketing selon lequel tout ce qui est legal tech serait IA et, plus g�n�ralement, selon lequel tout ce qui est IA aurait des performances � la limite du miraculeux.

D’autant qu’une part importante d’applications, de produits pr�sent�s comme des IA n’en sont pas sur le plan des technologies utilis�es (cf l’�tude tr�s comment�e de la soci�t� de capital-risque britannique MMC Ventures The State of AI: Divergence 2019 mais aussi le billet pr�cit� de Mike Mallazo sur la fausse IA —

Et m�me si, de fait, on peut parler d’une intense campagne de presse, je crois quand m�me qu’on tient confirmation d’une am�lioration radicale de la recherche documentaire en droit dans les articles sur l’impl�mentation de Ross par le petit cabinet d’avocats am�ricain Salazar Jackson: en effet, selon le principal associ� de cette firme, Ross fait les recherches sur la jurisprudence aussi bien et plus vite qu’un jeune collaborateur[66].

(Le CA d’IBM est toutefois remont� en 2017.) Selon Le Monde, les raisons sont principalement li�es: D’apr�s Michael Mills[88], co-fondateur et chief strategy officer de Neota Logic (une soci�t� pr�curseur dans les outils d’aide � la d�cision en droit puis d’IA juridique aux Etats-Unis), cela fait 11 ans que LexisNexis et Weslaw ont commenc� � int�grer du NLP dans leurs moteurs de recherche.

noter chez Bloomberg Law, un concurrent de Lexis et Thomson West apparu r�cemment: gr�ce au machine learning, Points of Law identifie, parmi les opinions des juges am�ricains, les phrases qui font jurisprudence[91] Les am�liorations pr�visibles r�sident dans la continuation et l’am�lioration des pr�c�dentes: C’est clairement dans ce domaine de l’audit/v�rification de contrats et de clauses que les progr�s de l’IA juridique ont �t� les plus grands, comme l’illustre la victoire en f�vrier 2018 du logiciel LawGeex AI (qui utilise le ML avec apprentissage) sur 20 juristes de droit des affaires tr�s exp�riment�s dans un test de rapidit� et de pertinence: il s’agissait d’analyser les risques/failles pr�sents dans cinq contrats de confidentialit� ('non-disclosure agreement' ou NDA) de 2 � 6 pages, un outil tr�s classique aux Etats-Unis[93].

Du temps de la lutte entre Microsoft et les autres �diteurs de logiciels de bureautique (ann�es 80), on appelait �a du vaporware: annoncer des sorties d’applications entre 6 mois et 2 ans � l’avance pour pousser les clients � attendre la nouvelle version.

Sans compter que dans de nombreux cas, les faits ne sont pas d�taill�s ou insuffisamment d�taill�s, m�me dans le jugement de premi�re instance, si on l’avait (cas classique des d�cisions p�nales, que par d�ontologie Predictive et Case Law Analytics ont choisi d’exclure —

mais pas un v�ritable probl�me[113]), de la (relativement) petite taille du march� fran�ais du droit, de l’absence pour l’instant de disponibilit� en acc�s libre et gratuit (open data)[114] des d�cisions judiciaires de premi�re instance[115] avant des ann�es malgr� la loi Lemaire pour une R�publique num�rique[116], de la n�cessit� d’un partenariat entre un �diteur juridique et un �diteur de syst�me de machine learning[117], cela devrait prendre au minimum huit ans � compter de 2017 et peut-�tre plus.

Les limites des 'IA' juridiques fran�aises en mati�re de recherche en langage naturel Marc Cl�ment, pr�sident de chambre au tribunal administratif de Lyon, ex-rapporteur � la cour d’appel administrative de Lyon et important commentateur des apports du num�rique aux juridictions administratives[123] fait remarquer que «dans la r�flexion sur la 'justice pr�dictive', il est tr�s rarement fait allusion au fait que l’outil informatique est d�j� au cœur du m�tier du juge», et ce, � travers les recherches sur les bases de donn�es de jurisprudence et de doctrine, particuli�rement les juges administratifs qui b�n�ficient de l’ensemble des grandes plateformes des �diteurs juridiques (pas les magistrats de l’ordre judiciaire, pauvre, lui).

Evidemment, les outils hi�rarchiques et d’indexation mati�re ont leurs propres limites: ils ne sont jamais exhaustifs, co�tent cher � maintenir et, du fait de leur r�alisation humaine[125], ne pourraient probablement pas traiter une masse de plusieurs millions de documents (les juridictions judiciaires rendent 3,8 millions de d�cisions par an, dont 1,2 pour les d�cisions p�nales[126]).

Certes, mais avec l’IA actuelle, on va vers des logiciels dont les utilisations seront diff�rentes et les cons�quences bien plus importantes puisqu’on parle de statistiques sur les solutions des litiges, le montants des indemnisations et potentiellement les peines de prison.

En pure th�orie, M.Cl�ment a raison: les r�f�rences, dans les documents juridiques[128], aux autres documents sont autant de liens et de recommandations implicites qui devraient aider les algorithmes de machine learning � identifier les documents les plus pertinents par rapport � la 'question' pos�e —

Mais la r�alit� est autre: Tout ceci explique tr�s largement pourquoi, selon toute probabilit� et � l’exception totale de l’ex-Supra Legem[133] et partielle de Case Law Analytics, les applications de justice pr�dictive utilisent essentiellement, pour leur moteur de recherche et l’analyse des d�cisions, des syst�mes fond�s sur les cha�nes de caract�res et les expressions r�guli�res (regex), dont le pr�curseur en France sont les cartouches ex-Luxid (devenues Cognito Discover) de la soci�t� Expert System, ex-Temis[134], dont nous avons parl� plus haut.

Concr�tement, chez Predictice, il s’agit d’abord de lister le type de partie vainqueur et donc de donner un pourcentage de chances de remporter un proc�s sur un type de contentieux, et de d�terminer les montants de dommages-int�r�ts allou�s selon la cour d’appel, sans oublier la r�partition des montants (par d�cile par exemple), le tout cartographi�[138].

Il s’agissait � l’origine d’une �valuation probabiliste des dommages-int�r�ts, elle-m�me d�coulant de travaux sur les montants des indemnit�s de licenciement faits pour la pr�paration de la loi Travail et d’un int�r�t personnel du fondateur de CLA pour la quantification des d�cisions de justice, ayant �t� lui-m�me confront� � un contentieux[147].

Extrait de l’article du Village de la Justice (mars 2017): «' Il ne s’agit pas de dire la probabilit� d’aller au contentieux mais plut�t d’estimer les sommes d’argent que vous pouvez �tre condamn� � payer dans tel ou tel cas de figure, explique J�r�me Dupr�.

Jurisprudence chiffr�e utilise un programme qui identifie les zones des arr�ts d’appel riches en information de type juridiction, adresse, profession, �ge, anciennet�, montant des indemnit�s etc., isole ces informations et permet de mener une recherche d’arr�ts tr�s rigoureuse par ces crit�res combin�s.

Outils de Lexis360, mais non comprise dans l’abonnement standard � Lexis360) est elle, en revanche, faite '� la main' et sans TAL/NLP, ce qui permet tout au plus de la ranger dans la cat�gorie analyse pr�dictive (les r�sultats sont pr�sent�s sous une forme assez dans le style 'tableau de bord') mais pas dans celle de l’IA[155].

Doctrine.fr Doctrine.fr, malgr� son nom, ne contient pas de doctrine, juste des liens (tr�s nombreux) vers des actualit�s gratuites des �diteurs juridiques (Dalloz Actualit�, site de la Gazette du Palais, LegalNews ...), vers des billets de blogs juridiques (celui du professeur Dondero y est en bonne place) et vers quelques sites de d�finitions (le Dictionnaire de droit priv� de Serge Braudo) ou de synth�se (Open Dalloz).

Ce qui n’est pas surprenant, Supra Legem, la seule application fran�aise de justice dite pr�dictive � impl�menter du ML, n’a pu le faire que parce que son auteur travaillait sur la seule jurisprudence administrative, fortement structur�e et � la r�daction de facto tr�s norm�e.

Supra Legem, l’IA gratuite de droit public Seule application de 'justice pr�dictive' (en fait, on vient de le voir, de recherche fine et d’aide � la d�cision) � proposer une d�mo grandeur nature, qui plus est gratuite, Supra Legem (le site a �t� mis hors ligne), d�velopp�e par l’avocat fiscaliste, programmeur et data scientist Michael Benesty avec l’aide d’un ami ing�nieur machine learning (travaillant incidemment chez Google)[164], aidait � am�liorer la pertinence et la rapidit� des recherches, identifier un revirement de jurisprudence, identifier les moyens de l’administration qui n’ont pas fonctionn�, identifier des tendances de certaines chambres, voire pr�dire des revirements de jurisprudence du Conseil d’Etat[165].

Imaginons par exemple que les algorithmes de deep learning arrivent � d�tecter des similitudes ('patterns') ind�pendantes de la langue et entre les documents juridiques allemands (un march� en meilleure sant�) et fran�ais: les recherches entreprises sur le droit allemand —

Legal tech d’avant les legal tech, cr��e en 2009, l’�diteur juridique et SSII �ditoriale Luxia est le cr�ateur de la base de donn�es Alinea by Luxia, qui avec une licence Legifrance, reprend textes officiels et jurisprudence, am�liore la pr�sentation ('time lines' notamment), la recherche et propose de la veille.

Elle consolide automatiquement les textes, colorise les modifications (une fonctionnalit� historique d’Alinea by Luxia)[170] et les lie entre eux[171], y compris des autorit�s de r�gulation, signale les modifications et facilite leur suivi par les juristes, dans un domaine int�ressant ici car particuli�rement complexe.

Elle r�side tout simplement dans les promesses d’open data judiciaire des d�cisions d’appel et de premi�re instance ins�r�es en 2016 dans la loi Lemaire pour une R�publique num�rique (articles 12 bis A et 12 bis B nouveaux, devenus apr�s renum�rotation articles 20 et 21) par des amendements surprises venus de l’entourage de la secr�taire d’Etat Axelle Lemaire, en charge du projet de loi[174].

Il faut toutefois pr�ciser que ces promesses n’ont pas �t� tenues: le d�cret d’application de la loi Lemaire n’a jamais �t� publi� et ne le sera pas, ou en tout cas pas en tant que tel, puisque la loi de programmation et de r�forme de la justice du 23 mars 2019[175] a ajout� aux articles 20 et 21 de la loi de 2016.

L’article 33 de la loi de 2019 a ajout� que les �l�ments permettant d’identifier les personnes physiques doivent �tre occult�s (application du RGPD et de la loi Informatique et libert�s, entre parenth�ses) et que les noms des professionnels de justice, avocats mis � part, ne doivent �tre ni cherchables ni trait�s.

C’est, avec la rapidit�, LE motif mis en avant par le managing partner d’une 'small law firm' sp�cialis�e en droit am�ricain des faillites, le premier domaine de Ross.En droit am�ricain, l’argument des �conomies de personnel r�alis�es dans le cabinet d’avocats sent d�j� son pesant de marketing.

20, 21 et 36 du dossier de presse) consiste � «mettre les outils de la 'justice pr�dictive' au service du bon fonctionnement de la justice et de la qualit� des d�cisions de justice et pr�venir leurs d�rives possibles»[183].

La volont� des pouvoirs ex�cutif et l�gislatif de profiter de la justice pr�dictive pour compenser le manque de moyens et les retards de la Justice fran�aise par la m�diation et la transaction tout court est tout aussi claire dans la loi de programmation 2018-2022 pour la Justice, o� on autorise les services de m�diation en ligne.

Si, comme l’�crivent les Affiches Parisiennes � propos de l’�tude (autod�clarative) 2018 sur les legal tech publi�e par Maddyness et les Actualit�s du droit (Lamy)[184], «le pourcentage des start-up qui proposent une plateforme de m�diation en ligne est faible», c’est probablement parce que les investisseurs attendent ce feu vert officiel.

L’objectif premier �tant d’�viter le proc�s et de raccourcir les d�lais d’indemnisation.Notre outil va �galement avoir son r�le � jouer pour favoriser les modes alternatifs de r�glement des litiges.En effet, le nombre de litiges augmente, et il n’y aura pas deux fois plus de juges dans 10 ans et il n’y aura pas 2 fois plus de budget dans 10 ans.

L’IA faible est d�finie par contraste avec l’IA forte (une machine dot�e de conscience, de sensibilit� et d’esprit, tout comme un �tre humain) ou l’intelligence artificielle g�n�rale ou AGI[189] (une machine capable d’appliquer l’intelligence � tout probl�me plut�t qu’un probl�me sp�cifique et dou�e de conscience).

Cette repr�sentation est � mon avis fausse, mais elle fonctionne tr�s bien parce qu’elle joue ou bien sur la peur d’�tre �limin� ou asservi par des machines, ou bien sur l’espoir que l’intelligence artificielle va nous aider magiquement � r�soudre tous nos probl�mes ou –

La discipline a prudemment renonc� � simuler l’intelligence dans son int�gralit�.»[195] Enfin, selon les mots du c�l�bre psychologue cognitiviste canadien Steven Pinker dans un magazine am�ricain de vulgarisation scientifique[196]: «On nous a dit de craindre les robots, [mais] le soul�vement des robots est un mythe.

Si un juriste d’affaires a besoin de conna�tre la diff�rence entre les deux concepts juridiques 'loss' et 'recoupment', tout ce dont le juriste a besoin est de demander � ROSS: 'Quelle est la diff�rence entre 'loss' et 'recoupment'?Le r�sultat fourni par le syst�me va au-del� de la simple identification des arr�ts pertinents.

Au lieu de cela, il attire l’attention du juriste sur les passages cl�s dans l’affaire qui devrait r�pondre id�alement � la question pos�e.Quand vous posez une question � ROSS sur l’�tat du droit, vous la posez comme vous le feriez avec un coll�gue humain.

Si on se projette dans environ sept ans[203], plus le travail du documentaliste juridique fran�ais proc�dera, «d’heuristiques pointues pratiquant pour partie un mode intuitif (op�rer par rapprochements semi conscients)»[204], plus il aura une conscience d’artisan et d’expert de haut vol (notamment dans la ma�trise des sources m�connues ou mal index�es[205]), et moins au final il aura de chances d’�tre automatis�.

(traduction par nos soins) D’ores et d�j�, si l’on en croit les consultants sp�cialis�s dans l’externalisation des services tertiaires, les applications de type RPA (Robotics Process Automation ou automation software) 'carburant' au machine learning[207] sont en train de frapper � la porte des bureaux des Indiens, Philippins et autres pays d’externalisation[208].

Il serait prudent de poser des questions sur les utilisations futures des outils de gestion des mails et des t�ches et autres 'bases de knowledge' et en l’absence de pr�cisions, de savoir garder pour soi ses trucs et techniques de haut-vol.

C’est � ce moment que son emploi est menac�, pas tellement par l’IA [NB: impossible de ne pas relever ici une certaine hypocrisie, m�l�e de r�alisme], mais par la baisse du niveau de comp�tence requis: plus besoin d’�tre qualifi� pour faire son job.»

de leur travail est � terme automatisable et sera automatis�e, une partie croissante du travail des biblioth�caires documentalistes juridiques va consister � d�tecter, tester, s�lectionner et pousser les nouveaux produits des �diteurs et legal tech et les nouvelles techniques de biblioth�que, documentation, recherche documentaire, veille, gestion �lectronique de documents, gestion des archives et knowledge management.

Le plus souvent, dans les cabinets d’avocats, ce sont les documentalistes, et plus rarement les KML et PSL (knowledge management lawyers, practice support lawyers) qui doivent faire les recherches th�matiques sur les d�cisions in�dites[212], non s�lectionn�es[213] et non comment�es[214], qui repr�sentent la tr�s grande masse des d�cisions disponibles dans les bases de donn�es.

Comme l’�crit Dera Nevin, sp�cialiste de l’'information governance' et de l’'e-discovery' au cabinet Baker McKenzie[215]: «Beaucoup de ces nouvelles technologies n�cessiteront un travail humain significatif (souvent non refacturable au client) pour entra�ner et g�rer les entr�es de donn�es et les donn�es produites par ces technologies;

c’est particuli�rement vrai du machine learning [...] Il y a souvent des co�ts nouveaux (et parfois plus �lev�s) associ�s � la technologie qui doivent �tre pris en compte [...] Les acheteurs de technologie juridique peuvent jouer un r�le critique dans l’am�lioration de l’achat de cette technologie en s’assurant que les questions strat�giques sont pos�es et trait�es avant d’�tre mises sur le march�.»

Pour ne pas rallonger le pr�sent billet, je me contenterai de (re)citer une biblioth�caire documentaliste juridique am�ricaine[216]: «L’IA est it�rative et continuera � s’am�liorer, mais elle ne sait pas grand chose du facteur qu’est le contexte de la question pos�e ni comment le g�rer.

De plus, on a encore besoin d’un humain pour identifier et suivre les signaux faibles, pour sortir des sentiers battus, pour laisser agir la s�rendipit� et regarder l� o� la machine n’ira pas parce que ce n’est pas dans son algorithme.

Selon elle, les juristes qui accepteront la r�alit� de l’IA et l’incorporeront dans leur pratique professionnelle sont ceux qui r�ussiront le mieux dans les ann�es � venir, car l’IA modifie le partage de la valeur entre les acteurs de la 'cha�ne' juridique.

IA et jeunes collaborateurs/paralegals Pour les postes de paralegals orient�s recherches et veille (par exemple, les sp�cialistes de la recherche, de la veille et de l’enregistrement des brevets) et pour les jeunes collaborateurs (qui font aux Etats-Unis �norm�ment de recherches, ce qui correspond en France aux stagiaires, mais en font aussi beaucoup en France durant leur premi�re ann�e), une �tude d’Altman Weill datant de 2015 est pessimiste[220].

Plus g�n�ralement, de nombreux entrepreneurs millionnaires comme Bill Gates ou Elon Musk (voitures �lectriques Tesla) et des scientifiques comme l’astrophysicien Stephen Hawking ou le docteur Laurent Alexandre (fondateur de Doctissimo) estiment que l’IA va cr�er du ch�mage et que les cons�quences sociales de cette nouvelle r�volution sont encore largement sous-estim�es.

Elon Musk estimait par exemple le 15 f�vrier 2017 que les conducteurs professionnels (soit 15% de la population active mondiale) pourraient se retrouver sans emploi dans les 20 prochaines ann�es, et qu’il y aura de moins en moins de m�tiers qu’un robot ne pourra pas faire[221].

Les sp�cialistes en intelligence artificielle, eux, vont m�me plus loin: un sondage (pre-print) men� fin 2016 aupr�s de 352 chercheurs en IA �galement auteurs d’articles et pr�sents lors de deux conf�rences sur le sujet[227] a donn� le r�sultat suivant: selon eux, en se pla�ant donc en 2016, il y a une chance sur deux que l’IA soit meilleure que les humains � � peu pr�s tout type de t�che individuelle ('High level machine intelligence - AI human tasks') dans 45 ans.

Surtout, comme l’explique Olivier Ezratty (ancien de Microsoft France), les livres et articles sur l’impact de l’IA sur l’emploi font l’impasse sur plusieurs points cl�s[232]: Autre publication relativisant les choses: selon le rapport pr�cit� du COE[234], moins de 10% des emplois sont 'tr�s expos�s' aux mutations technologiques et pr�sentent donc le risque d’�tre supprim�s —

Toutefois, les comp�tences demand�es aux biblioth�caires documentalistes vont probablement �voluer dans les ann�es � venir[237] Men�e par les professeurs am�ricains Dana Remus (Facult� de droit de Universit� de Caroline du Nord) et Frank Levy (�conomiste, Massachusetts Institute of Technology, le fameux MIT), une �tude publi�e en novembre 2016 sugg�re que l’IA a «un effet mod�r�»

un gros article scientifique de 77 pages publi� sur le Legal SSRN—, l’impact estim� de l’IA sur des domaines tels que le 'fact-checking' (v�rification des faits, typique du droit anglo-saxon), le conseil aux clients, la gestion �lectronique de documents (GED), la r�daction de conclusions et les audiences —

Mais, au-del�, la jurisprudence, m�me �manant de nos plus hautes juridictions, est bien souvent d�licate � pr�voir, notamment face � des textes r�cents, mal r�dig�s, ou � des textes en d�calage grave avec les r�alit�s sociales ou �conomiques.

Et si on en arrivait un jour l� o� Google semble �tre arriv� du fait de l’int�gration de machine learning dans ses algorithmes (ses ing�nieurs ne savent plus totalement en d�tail comment leur moteur fonctionne: en tout cas, c’est ce que dit un scientifique chez un rival, Qwant[242])?

Le tome 3 de la bande dessin�e SOS Bonheur, un classique du genre publi� en 1989[246] parle de justice automatis�e: chaque avocat soumet ses conclusions dans une machine et la machine rend son verdict, le juge n’est l� que pour contr�ler le bon fonctionnement de cette derni�re.

Si le machine learning finit, ce qui est probable selon nous (cf supra), par �tre utilis� par le juge, il est � esp�rer que les conclusions d’Antoine Garapon et Marc Cl�ment (dans les articles de revues juridiques cit�s au d�but de ce billet) s’imposeront: Eviter le risque de «l’effet 'moutonnier' de la justice pr�dictive qui pousse au conformisme et r�clame plus aux juges qui estiment qu’ils doivent aller � contre-courant, c’est-�-dire faire leur m�tier tout simplement!»

Ce sont les chapitres VIII et X qui sont sp�cifiquement consacr�s � la justice pr�dictive, avec quelques interrogations cl�s, dont: Isabelle Sayn formule ainsi ses propres craintes: «le pouvoir d’appr�ciation du juge peut �tre affect�, selon qu’il conna�t ou non les d�cisions prises par les autres magistrats.

Le Conseil d’Etat, par la voix de Christian Vigouroux, lors du colloque sur l’open data de la jurisprudence organis� en octobre 2016 par la Cour de cassation, a d�j� pr�venu que la juridiction administrative supr�me ferait en sorte que le juge administratif ne puisse pas se voir opposer sa propre jurisprudence[259].

C�t� justice judiciaire, selon Xavier Ronsin, Premier pr�sident de la cour d’appel de Rennes[260]: «L’hypoth�se selon laquelle des plaideurs assist�s d’avocats, renonceraient � aller jusqu’au bout d’un contentieux judiciaire classique, parce qu’ils auraient lu les r�sultats d’un logiciel dit de 'pr�dictibilit� de la justice' et qu’ils d�cideraient alors de transiger, est contest�e par beaucoup et m�rite � tout le moins d’�tre v�rifi�e.

Lorsque l’on constate la difficult� de faire aboutir les 'modes alternatifs de r�glement des litiges (MARD)', il y a de quoi �tre sceptique, mais pourquoi ne pas l’esp�rer?Au-del� d’un refus de principe sur la possibilit� d’enfermer la future d�cision d’un juge dans le raisonnement d’un algorithme bas� sur des 'pr�c�dents jurisprudentiels', je pense malgr� tout que les magistrats doivent se pr�parer � comprendre ce processus, et � recevoir des dossiers d’avocats comportant des analyses savantes ainsi que des contenus statistiques de milliers de d�cisions au soutien d’une th�se et de pr�tentions de leurs clients.

Sanjay Navy, avocat � Lille o� il a test� Predictice, pense que «�a peut permettre de dire � l’adversaire: 'regardez les condamnations en moyenne, n�gociez sinon vous risquez d’�tre condamn� � tant, ce n’est pas moi qui le pr�tends, mais la jurisprudence!'».

Autrement dit, la justice pr�dictive aurait pour avantage de faciliter le calcul des chances de gagner ou perdre un contentieux, limitant ainsi la prise de risque et facilitant grandement le travail des avocats et plus encore des assureurs.

Sur ce point, le bouleversement du droit du licenciement et de la proc�dure prud’homale par la loi Travail en 2016 puis les ordonnances Macron en 2017 constitue un excellent exemple: le contentieux de droit du travail pr�-2017 a perdu une partie importante de son int�r�t, particuli�rement le montant des indemnit�s.

Quid, parce que si la justice pr�dictive et la modernisation de l’action publique (MAP, ex-RGPP) favorisent, d�veloppent, poussent vers la transaction, la m�diation, la conciliation et l’arbitrage[264], alors les d�cisions ne seront plus disponibles, car par d�finition ces proc�dures ne sont pas publiques[265] et leurs d�cisions non plus.

On peut aussi craindre une anonymisation insuffisamment forte, c’est-�-dire n’emp�chant pas, d’ici les huit ans (� compter de 2017) n�cessaires pour que les jugements de premi�re instance acc�dent � l’open data[267], la r�identification du fait d’un apprentissage statistique automatique ayant beaucoup progress� et s’appuyant les donn�es indirectement nominatives.

Le professeur Anne Debet, ancien commissaire de la CNIL, et un des meilleurs sp�cialistes fran�ais du droit des donn�es personnelles, interrog�e par la mission Cadiet, explique pourtant que: Les avocats craignent aussi une certaine d�shumanisation ou une justice au rabais, voire un possible risque de 'fain�antisation'.

Comme le formule Me Navy lui-m�me: «On vient me voir avec un probl�me, je tape sur le logiciel, j’ai 90% de chances de le perdre, donc je ne prends pas le dossier alors qu’en s’y penchant bien, je pourrais soulever un point particulier et gagner.»[270] Directement concern� par ces soucis �thiques, Predictice a choisi: C�t� solutions, certains vont plus loin, en proposant voire exigeant que le code des applications sur lesquelles se fonde une d�cision de justice soit disponible en open source.

Pour reprendre les mots de Michael Benesty: «la confiance que l’on placerait dans des outils de justice pr�dictive implique, au cours du processus, que le calculs et les caract�ristiques du mod�le de pr�diction soient visibles et compr�hensibles par le juriste, avocat ou magistrat, qui les emploie.

Cela se traduit par une obligation de transparence sur les algorithmes, que garantit la lib�ration en open source de la solution autant que par une vigilance et une expertise juridique sur les donn�es mobilis�es.»[274] Le code source de Supra Legem, l’application de M.Benesty, est d�j� en open source[275].

Le magistrat administratif Marc Cl�ment, plus r�aliste � mon sens, estime quant � lui que la protection de la propri�t� intellectuelle des entreprises est un obstacle pur et simple � la divulgation, m�me limit�e du code source, sans parler de sa compr�hension.

En effet, il n’existe aucune d�mo gratuite en acc�s libre de Ross ni de Predictice, le site web du produit Ross est d’un vide intersid�ral (le compte Twitter est beaucoup plus riche!) et les structures utilisatrices ne donnent aucun exemple d’utilisation ni de recherche ni aucun autre d�tail.

Intelligence artificielle en droit: derri�re la "hype", la r�alit�

Une version plus courte et plus synth�tique a �t� publi�e � la Semaine juridique �dition G�n�rale (JCP G) du 8 avril 2019 sous le titre 'Les outils de l’intelligence artificielle pour le droit fran�ais'.] Legal tech, justice pr�dictive et plus encore 'intelligence artificielle' (IA) en droit sont devenus des sujets � la mode depuis 2015-2016[1].

De qui et de quoi parle-t-on exactement: quelles soci�t�s, quelles fonctions, quelles technologies?Quels sont les v�ritables risques pour l’emploi des professionnels du droit (avocats, stagiaires, juristes d’entreprise, magistrats, notaires) et de leurs 'paralegals', documentalistes et veilleurs?Quels sont, �galement, les risques de la justice pr�dictive?

En fait, ses auteurs, Pierre Aidan, cofondateur de Legalstart.fr[3] et Florence Gsell, professeur de droit � l’universit� de Lorraine et ancien conseiller scientifique du Conseil national des barreaux (CNB) de 2007 � 2017, r�agissent, dans le but de rassurer les professions judiciaires, � un autre article.

Ce dernier, beaucoup plus provocateur sur le fond, a �t� publi� en octobre 2016 � la Harvard Business Review, par le c�l�bre consultant en informatique juridique britannnique Richard Susskind et son fils Daniel, �conomiste: Technology Will Replace Many Doctors, Lawyers, and Other Professionals (Les nouvelles technologies remplaceront beaucoup de m�decins, juristes et autres professionnels lib�raux).

de l’IA mais la vente et le marketing (services aux clients, recommandations d’achat, tarification dynamique), la logistique et la production (maintenance pr�dictive) et le voyage (Bookings.com, Liligo, Trainline et autres comparateurs de prix d’h�tels et de billets d’avion et de train)[15].

Les diff�rents types de technologies utilis�s en 'IA' (NB: pas de robotique en droit et la 'vision' mentionn�e dans ce sch�ma recouvre en fait le machine learning et d’autres technologies) Pour comprendre o� en est l’intelligence artificielle en droit, il faut savoir de quoi on parle.

Le terme «intelligence artificielle», cr�� par John McCarthy, est d�fini par l’un de ses cr�ateurs, Marvin Lee Minsky, comme «la construction de programmes informatiques qui s’adonnent � des t�ches qui sont, pour l’instant, accomplies de fa�on plus satisfaisante par des �tres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau tels que: l’apprentissage perceptuel, l’organisation de la m�moire et le raisonnement critique».

Voici enfin la d�finition de l’IA par le meilleur dictionnaire de langue fran�aise, celui �labor� par l’ATILF[16], le Tr�sor de la langue fran�aise (TLF): «Intelligence artificielle: recherche de moyens susceptibles de doter les syst�mes informatiques de capacit�s intellectuelles comparables � celles des �tres humains».

Le philosophe et chercheur en sciences de l’information et de la communication Pierre L�vy, avec franchise, d�finit ainsi l’IA: «L’intelligence artificielle est une expression de type 'marketing' pour designer en fait la zone la plus avanc�e et toujours en mouvement des techniques de traitement de l’information»[17].

Ces m�canismes sont amplifi�s par la communication marketing des fournisseurs tels qu’IBM et Google qui embellissent toujours la mari�e, par une strat�gie de la sid�ration, par la difficult� de v�rifier les faits avanc�s ou la fain�antise intellectuelle ambiante, et par l’absence g�n�ralis�e de connaissances techniques sur l’IA, m�me chez la majorit� des sp�cialistes du num�rique»

[NB: notamment chez les journalistes et les prospectivistes][20] Mike Mallazzo, un sp�cialiste du marketing pour applications et e-commerce, est all� plus loin dans un post Medium de juin 2019, en affirmant que «les startups rebaptisent sans vergogne les algorithmes rudimentaires d’apprentissage machine comme l’aube de la singularit�, avec l’aide d’investisseurs et d’analystes qui ont un int�r�t direct dans le d�veloppement du battage publicitaire.

Il y a donc des technologies, qu’il faut distinguer les unes des autres, et derri�re ces technologies, il y a des applications (des logiciels, si vous pr�f�rez) et leurs d�veloppeurs, grosses soci�t�s de l’informatique et de l’Internet ou start-ups, l’ensemble des soci�t�s travaillant sur l’application des technologies informatiques au droit �tant commun�ment appel� les 'legal tech'[23].

Alors voici une liste personnelle de legal tech fran�aises (ou plut�t pr�sentes en France), non tri�e, forc�ment incompl�te mais tendant � se focaliser sur l’innovation technologique (machine learning, big data, analytics, langages de programmation simplifi�s pour juristes, moteurs de recherche am�lior�s ...): Sur la production partiellement automatis�e de contrats pour TPE et particuliers, voir le rigoureux comparatif —

IA juridique ancienne (logiciels experts) et IA juridique r�cente (ML, NLP) Attention: tr�s peu parmi ces soci�t�s se rangent dans la cat�gorie de l’intelligence artificielle telle qu’on la pratique aujourd’hui, autrement dit une IA � base de machine learning et/ou de traitement du langage naturel (natural language processing, NLP).

Les technologies qui caract�risent l’IA d’aujourd’hui Apr�s avoir pr�sent� les prestations et les entreprises du secteur des legal tech et avoir d�fini l’intelligence artificielle, voici les cinq principales technologies en cause dans l’IA en droit aujourd’hui[34]: Une excellente interview donn�e par le chercheur fran�ais Yann LeCun, directeur du laboratoire d’IA de Facebook, au journal Le Monde, explique de mani�re simple comment fonctionnent les r�seaux neuronaux, l’apprentissage supervis� et l’apprentissage non supervis�[39].

Yann LeCun: «Le deep learning utilise lui aussi l’apprentissage supervis�, mais c’est l’architecture interne de la machine qui est diff�rente: il s’agit d’un 'r�seau de neurones', une machine virtuelle compos�e de milliers d’unit�s (les neurones) qui effectuent chacune de petits calculs simples.

Autre vid�o de Yann LeCun disponible sur le m�me sujet: celle de son intervention au Coll�ge de France le 4 f�vrier 2016 On peut aussi citer le r�sum� utilis� par le journaliste des Echos R�my Demichelis[42]: «[Les] r�seaux de neurones [sont] la technologie � l’origine du grand retour en gr�ce de l’IA ces derni�res ann�es pour sa capacit� d’apprendre � partir de grandes bases de donn�es;

Enfin, il faut bien comprendre que pour imiter des fonctions caract�ristiques des humains, comme classer automatiquement des documents par th�me, un simple logiciel ne suffit pas: NB: pour celles et ceux qui veulent plus de pr�cisions sur les syst�mes experts, le machine learning, le deep learning et l’infrastructure mat�rielle n�cessaire, je recommande la lecture de l’ebook gratuit d’Olivier Ezratty, d�j� mis � jour � trois reprises: Les usages de l’intelligence artificielle 2018 (PDF, 522 p.).

Selon Ron Friedmann, consultant am�ricain en informatique juridique depuis 30 ans[50], sur le march� am�ricain, «il existe au moins quatre utilisations presque banales de l’intelligence artificielle que les cabinets d’avocats et les directions juridiques peuvent ais�ment d�ployer � partir de produits IA standards, de mani�re similaire � d’autres technologies: Comme on vient de le voir, il faut �tre concret et relativiser les performances des outils � base d’IA utiles pour les directions juridiques.

A noter tout particuli�rement cet extrait du communiqu�: «Les directions juridiques pr�voient une transformation digitale profonde de leur m�tier d’ici cinq ans, avec le d�ploiement du 'Machine Learning', du 'Natural Language Processing' (NLP) et des 'Knowledge Graph', autant d’outils englob�s par l’intelligence artificielle qui bouleverseront la gestion des dossiers juridiques.

Ces technologies vont permettre: Je me demande si la perc�e de l’IA dans le milieu juridique ne se fera pas aussi via les logiciels brassant et combinant des donn�es de sources et formats divers[53] pour faire de la 'business intelligence' (dits �galement 'logiciels orient�s visualisation de donn�es') comme Tableau Desktop, Microsoft Power BI ou, Qlik Sense Enterprise.

Par exemple, un chatbot juridique s’exprimant en anglais ne comprend pas que Yikes est une forme argotique de Yes ou bien, � propos du RGPD, oublie de vous pr�ciser que le 25 mai 2018 est d�j� pass� depuis longtemps et qu’appliquer le RGPD est devenu urgent.

L’apport, le 'truc' du chatbot se situe ailleurs: c’est un petit logiciel servant � engager la discussion avec un prospect ou un utilisateur par des questions principalement � r�ponse de type Oui/Non et � l’amener � pr�ciser sa demande afin de l’orienter ...

Dans ce rapport, la contribution sp�cifique du Conseil National du Num�rique (CNNum) souligne l’importance fondamentale des donn�es: «La valeur cr��e par l’intelligence artificielle provient des donn�es n�cessaires � l’apprentissage bien plus que de l’algorithme, dont les d�veloppements se font de mani�re ouverte (en open source).

Lexis gagnant, elle, en technologie: Nous venons de pr�senter les produits et les soci�t�s des legal tech puis de d�finir l’IA en droit, pour �viter de gober le discours marketing selon lequel tout ce qui est legal tech serait IA et, plus g�n�ralement, selon lequel tout ce qui est IA aurait des performances � la limite du miraculeux.

D’autant qu’une part importante d’applications, de produits pr�sent�s comme des IA n’en sont pas sur le plan des technologies utilis�es (cf l’�tude tr�s comment�e de la soci�t� de capital-risque britannique MMC Ventures The State of AI: Divergence 2019 mais aussi le billet pr�cit� de Mike Mallazo sur la fausse IA —

Et m�me si, de fait, on peut parler d’une intense campagne de presse, je crois quand m�me qu’on tient confirmation d’une am�lioration radicale de la recherche documentaire en droit dans les articles sur l’impl�mentation de Ross par le petit cabinet d’avocats am�ricain Salazar Jackson: en effet, selon le principal associ� de cette firme, Ross fait les recherches sur la jurisprudence aussi bien et plus vite qu’un jeune collaborateur[66].

(Le CA d’IBM est toutefois remont� en 2017.) Selon Le Monde, les raisons sont principalement li�es: D’apr�s Michael Mills[88], co-fondateur et chief strategy officer de Neota Logic (une soci�t� pr�curseur dans les outils d’aide � la d�cision en droit puis d’IA juridique aux Etats-Unis), cela fait 11 ans que LexisNexis et Weslaw ont commenc� � int�grer du NLP dans leurs moteurs de recherche.

noter chez Bloomberg Law, un concurrent de Lexis et Thomson West apparu r�cemment: gr�ce au machine learning, Points of Law identifie, parmi les opinions des juges am�ricains, les phrases qui font jurisprudence[91] Les am�liorations pr�visibles r�sident dans la continuation et l’am�lioration des pr�c�dentes: C’est clairement dans ce domaine de l’audit/v�rification de contrats et de clauses que les progr�s de l’IA juridique ont �t� les plus grands, comme l’illustre la victoire en f�vrier 2018 du logiciel LawGeex AI (qui utilise le ML avec apprentissage) sur 20 juristes de droit des affaires tr�s exp�riment�s dans un test de rapidit� et de pertinence: il s’agissait d’analyser les risques/failles pr�sents dans cinq contrats de confidentialit� ('non-disclosure agreement' ou NDA) de 2 � 6 pages, un outil tr�s classique aux Etats-Unis[93].

Du temps de la lutte entre Microsoft et les autres �diteurs de logiciels de bureautique (ann�es 80), on appelait �a du vaporware: annoncer des sorties d’applications entre 6 mois et 2 ans � l’avance pour pousser les clients � attendre la nouvelle version.

Sans compter que dans de nombreux cas, les faits ne sont pas d�taill�s ou insuffisamment d�taill�s, m�me dans le jugement de premi�re instance, si on l’avait (cas classique des d�cisions p�nales, que par d�ontologie Predictive et Case Law Analytics ont choisi d’exclure —

mais pas un v�ritable probl�me[113]), de la (relativement) petite taille du march� fran�ais du droit, de l’absence pour l’instant de disponibilit� en acc�s libre et gratuit (open data)[114] des d�cisions judiciaires de premi�re instance[115] avant des ann�es malgr� la loi Lemaire pour une R�publique num�rique[116], de la n�cessit� d’un partenariat entre un �diteur juridique et un �diteur de syst�me de machine learning[117], cela devrait prendre au minimum huit ans � compter de 2017 et peut-�tre plus.

Les limites des 'IA' juridiques fran�aises en mati�re de recherche en langage naturel Marc Cl�ment, pr�sident de chambre au tribunal administratif de Lyon, ex-rapporteur � la cour d’appel administrative de Lyon et important commentateur des apports du num�rique aux juridictions administratives[123] fait remarquer que «dans la r�flexion sur la 'justice pr�dictive', il est tr�s rarement fait allusion au fait que l’outil informatique est d�j� au cœur du m�tier du juge», et ce, � travers les recherches sur les bases de donn�es de jurisprudence et de doctrine, particuli�rement les juges administratifs qui b�n�ficient de l’ensemble des grandes plateformes des �diteurs juridiques (pas les magistrats de l’ordre judiciaire, pauvre, lui).

Evidemment, les outils hi�rarchiques et d’indexation mati�re ont leurs propres limites: ils ne sont jamais exhaustifs, co�tent cher � maintenir et, du fait de leur r�alisation humaine[125], ne pourraient probablement pas traiter une masse de plusieurs millions de documents (les juridictions judiciaires rendent 3,8 millions de d�cisions par an, dont 1,2 pour les d�cisions p�nales[126]).

Certes, mais avec l’IA actuelle, on va vers des logiciels dont les utilisations seront diff�rentes et les cons�quences bien plus importantes puisqu’on parle de statistiques sur les solutions des litiges, le montants des indemnisations et potentiellement les peines de prison.

En pure th�orie, M.Cl�ment a raison: les r�f�rences, dans les documents juridiques[128], aux autres documents sont autant de liens et de recommandations implicites qui devraient aider les algorithmes de machine learning � identifier les documents les plus pertinents par rapport � la 'question' pos�e —

Mais la r�alit� est autre: Tout ceci explique tr�s largement pourquoi, selon toute probabilit� et � l’exception totale de l’ex-Supra Legem[133] et partielle de Case Law Analytics, les applications de justice pr�dictive utilisent essentiellement, pour leur moteur de recherche et l’analyse des d�cisions, des syst�mes fond�s sur les cha�nes de caract�res et les expressions r�guli�res (regex), dont le pr�curseur en France sont les cartouches ex-Luxid (devenues Cognito Discover) de la soci�t� Expert System, ex-Temis[134], dont nous avons parl� plus haut.

Concr�tement, chez Predictice, il s’agit d’abord de lister le type de partie vainqueur et donc de donner un pourcentage de chances de remporter un proc�s sur un type de contentieux, et de d�terminer les montants de dommages-int�r�ts allou�s selon la cour d’appel, sans oublier la r�partition des montants (par d�cile par exemple), le tout cartographi�[138].

Il s’agissait � l’origine d’une �valuation probabiliste des dommages-int�r�ts, elle-m�me d�coulant de travaux sur les montants des indemnit�s de licenciement faits pour la pr�paration de la loi Travail et d’un int�r�t personnel du fondateur de CLA pour la quantification des d�cisions de justice, ayant �t� lui-m�me confront� � un contentieux[147].

Extrait de l’article du Village de la Justice (mars 2017): «' Il ne s’agit pas de dire la probabilit� d’aller au contentieux mais plut�t d’estimer les sommes d’argent que vous pouvez �tre condamn� � payer dans tel ou tel cas de figure, explique J�r�me Dupr�.

Jurisprudence chiffr�e utilise un programme qui identifie les zones des arr�ts d’appel riches en information de type juridiction, adresse, profession, �ge, anciennet�, montant des indemnit�s etc., isole ces informations et permet de mener une recherche d’arr�ts tr�s rigoureuse par ces crit�res combin�s.

Outils de Lexis360, mais non comprise dans l’abonnement standard � Lexis360) est elle, en revanche, faite '� la main' et sans TAL/NLP, ce qui permet tout au plus de la ranger dans la cat�gorie analyse pr�dictive (les r�sultats sont pr�sent�s sous une forme assez dans le style 'tableau de bord') mais pas dans celle de l’IA[155].

Doctrine.fr Doctrine.fr, malgr� son nom, ne contient pas de doctrine, juste des liens (tr�s nombreux) vers des actualit�s gratuites des �diteurs juridiques (Dalloz Actualit�, site de la Gazette du Palais, LegalNews ...), vers des billets de blogs juridiques (celui du professeur Dondero y est en bonne place) et vers quelques sites de d�finitions (le Dictionnaire de droit priv� de Serge Braudo) ou de synth�se (Open Dalloz).

Ce qui n’est pas surprenant, Supra Legem, la seule application fran�aise de justice dite pr�dictive � impl�menter du ML, n’a pu le faire que parce que son auteur travaillait sur la seule jurisprudence administrative, fortement structur�e et � la r�daction de facto tr�s norm�e.

Supra Legem, l’IA gratuite de droit public Seule application de 'justice pr�dictive' (en fait, on vient de le voir, de recherche fine et d’aide � la d�cision) � proposer une d�mo grandeur nature, qui plus est gratuite, Supra Legem (le site a �t� mis hors ligne), d�velopp�e par l’avocat fiscaliste, programmeur et data scientist Michael Benesty avec l’aide d’un ami ing�nieur machine learning (travaillant incidemment chez Google)[164], aidait � am�liorer la pertinence et la rapidit� des recherches, identifier un revirement de jurisprudence, identifier les moyens de l’administration qui n’ont pas fonctionn�, identifier des tendances de certaines chambres, voire pr�dire des revirements de jurisprudence du Conseil d’Etat[165].

Imaginons par exemple que les algorithmes de deep learning arrivent � d�tecter des similitudes ('patterns') ind�pendantes de la langue et entre les documents juridiques allemands (un march� en meilleure sant�) et fran�ais: les recherches entreprises sur le droit allemand —

Legal tech d’avant les legal tech, cr��e en 2009, l’�diteur juridique et SSII �ditoriale Luxia est le cr�ateur de la base de donn�es Alinea by Luxia, qui avec une licence Legifrance, reprend textes officiels et jurisprudence, am�liore la pr�sentation ('time lines' notamment), la recherche et propose de la veille.

Elle consolide automatiquement les textes, colorise les modifications (une fonctionnalit� historique d’Alinea by Luxia)[170] et les lie entre eux[171], y compris des autorit�s de r�gulation, signale les modifications et facilite leur suivi par les juristes, dans un domaine int�ressant ici car particuli�rement complexe.

Elle r�side tout simplement dans les promesses d’open data judiciaire des d�cisions d’appel et de premi�re instance ins�r�es en 2016 dans la loi Lemaire pour une R�publique num�rique (articles 12 bis A et 12 bis B nouveaux, devenus apr�s renum�rotation articles 20 et 21) par des amendements surprises venus de l’entourage de la secr�taire d’Etat Axelle Lemaire, en charge du projet de loi[174].

Il faut toutefois pr�ciser que ces promesses n’ont pas �t� tenues: le d�cret d’application de la loi Lemaire n’a jamais �t� publi� et ne le sera pas, ou en tout cas pas en tant que tel, puisque la loi de programmation et de r�forme de la justice du 23 mars 2019[175] a ajout� aux articles 20 et 21 de la loi de 2016.

L’article 33 de la loi de 2019 a ajout� que les �l�ments permettant d’identifier les personnes physiques doivent �tre occult�s (application du RGPD et de la loi Informatique et libert�s, entre parenth�ses) et que les noms des professionnels de justice, avocats mis � part, ne doivent �tre ni cherchables ni trait�s.

C’est, avec la rapidit�, LE motif mis en avant par le managing partner d’une 'small law firm' sp�cialis�e en droit am�ricain des faillites, le premier domaine de Ross.En droit am�ricain, l’argument des �conomies de personnel r�alis�es dans le cabinet d’avocats sent d�j� son pesant de marketing.

20, 21 et 36 du dossier de presse) consiste � «mettre les outils de la 'justice pr�dictive' au service du bon fonctionnement de la justice et de la qualit� des d�cisions de justice et pr�venir leurs d�rives possibles»[183].

La volont� des pouvoirs ex�cutif et l�gislatif de profiter de la justice pr�dictive pour compenser le manque de moyens et les retards de la Justice fran�aise par la m�diation et la transaction tout court est tout aussi claire dans la loi de programmation 2018-2022 pour la Justice, o� on autorise les services de m�diation en ligne.

Si, comme l’�crivent les Affiches Parisiennes � propos de l’�tude (autod�clarative) 2018 sur les legal tech publi�e par Maddyness et les Actualit�s du droit (Lamy)[184], «le pourcentage des start-up qui proposent une plateforme de m�diation en ligne est faible», c’est probablement parce que les investisseurs attendent ce feu vert officiel.

L’objectif premier �tant d’�viter le proc�s et de raccourcir les d�lais d’indemnisation.Notre outil va �galement avoir son r�le � jouer pour favoriser les modes alternatifs de r�glement des litiges.En effet, le nombre de litiges augmente, et il n’y aura pas deux fois plus de juges dans 10 ans et il n’y aura pas 2 fois plus de budget dans 10 ans.

L’IA faible est d�finie par contraste avec l’IA forte (une machine dot�e de conscience, de sensibilit� et d’esprit, tout comme un �tre humain) ou l’intelligence artificielle g�n�rale ou AGI[189] (une machine capable d’appliquer l’intelligence � tout probl�me plut�t qu’un probl�me sp�cifique et dou�e de conscience).

Cette repr�sentation est � mon avis fausse, mais elle fonctionne tr�s bien parce qu’elle joue ou bien sur la peur d’�tre �limin� ou asservi par des machines, ou bien sur l’espoir que l’intelligence artificielle va nous aider magiquement � r�soudre tous nos probl�mes ou –

La discipline a prudemment renonc� � simuler l’intelligence dans son int�gralit�.»[195] Enfin, selon les mots du c�l�bre psychologue cognitiviste canadien Steven Pinker dans un magazine am�ricain de vulgarisation scientifique[196]: «On nous a dit de craindre les robots, [mais] le soul�vement des robots est un mythe.

Si un juriste d’affaires a besoin de conna�tre la diff�rence entre les deux concepts juridiques 'loss' et 'recoupment', tout ce dont le juriste a besoin est de demander � ROSS: 'Quelle est la diff�rence entre 'loss' et 'recoupment'?Le r�sultat fourni par le syst�me va au-del� de la simple identification des arr�ts pertinents.

Au lieu de cela, il attire l’attention du juriste sur les passages cl�s dans l’affaire qui devrait r�pondre id�alement � la question pos�e.Quand vous posez une question � ROSS sur l’�tat du droit, vous la posez comme vous le feriez avec un coll�gue humain.

Si on se projette dans environ sept ans[203], plus le travail du documentaliste juridique fran�ais proc�dera, «d’heuristiques pointues pratiquant pour partie un mode intuitif (op�rer par rapprochements semi conscients)»[204], plus il aura une conscience d’artisan et d’expert de haut vol (notamment dans la ma�trise des sources m�connues ou mal index�es[205]), et moins au final il aura de chances d’�tre automatis�.

(traduction par nos soins) D’ores et d�j�, si l’on en croit les consultants sp�cialis�s dans l’externalisation des services tertiaires, les applications de type RPA (Robotics Process Automation ou automation software) 'carburant' au machine learning[207] sont en train de frapper � la porte des bureaux des Indiens, Philippins et autres pays d’externalisation[208].

Il serait prudent de poser des questions sur les utilisations futures des outils de gestion des mails et des t�ches et autres 'bases de knowledge' et en l’absence de pr�cisions, de savoir garder pour soi ses trucs et techniques de haut-vol.

C’est � ce moment que son emploi est menac�, pas tellement par l’IA [NB: impossible de ne pas relever ici une certaine hypocrisie, m�l�e de r�alisme], mais par la baisse du niveau de comp�tence requis: plus besoin d’�tre qualifi� pour faire son job.»

de leur travail est � terme automatisable et sera automatis�e, une partie croissante du travail des biblioth�caires documentalistes juridiques va consister � d�tecter, tester, s�lectionner et pousser les nouveaux produits des �diteurs et legal tech et les nouvelles techniques de biblioth�que, documentation, recherche documentaire, veille, gestion �lectronique de documents, gestion des archives et knowledge management.

Le plus souvent, dans les cabinets d’avocats, ce sont les documentalistes, et plus rarement les KML et PSL (knowledge management lawyers, practice support lawyers) qui doivent faire les recherches th�matiques sur les d�cisions in�dites[212], non s�lectionn�es[213] et non comment�es[214], qui repr�sentent la tr�s grande masse des d�cisions disponibles dans les bases de donn�es.

Comme l’�crit Dera Nevin, sp�cialiste de l’'information governance' et de l’'e-discovery' au cabinet Baker McKenzie[215]: «Beaucoup de ces nouvelles technologies n�cessiteront un travail humain significatif (souvent non refacturable au client) pour entra�ner et g�rer les entr�es de donn�es et les donn�es produites par ces technologies;

c’est particuli�rement vrai du machine learning [...] Il y a souvent des co�ts nouveaux (et parfois plus �lev�s) associ�s � la technologie qui doivent �tre pris en compte [...] Les acheteurs de technologie juridique peuvent jouer un r�le critique dans l’am�lioration de l’achat de cette technologie en s’assurant que les questions strat�giques sont pos�es et trait�es avant d’�tre mises sur le march�.»

Pour ne pas rallonger le pr�sent billet, je me contenterai de (re)citer une biblioth�caire documentaliste juridique am�ricaine[216]: «L’IA est it�rative et continuera � s’am�liorer, mais elle ne sait pas grand chose du facteur qu’est le contexte de la question pos�e ni comment le g�rer.

De plus, on a encore besoin d’un humain pour identifier et suivre les signaux faibles, pour sortir des sentiers battus, pour laisser agir la s�rendipit� et regarder l� o� la machine n’ira pas parce que ce n’est pas dans son algorithme.

Selon elle, les juristes qui accepteront la r�alit� de l’IA et l’incorporeront dans leur pratique professionnelle sont ceux qui r�ussiront le mieux dans les ann�es � venir, car l’IA modifie le partage de la valeur entre les acteurs de la 'cha�ne' juridique.

IA et jeunes collaborateurs/paralegals Pour les postes de paralegals orient�s recherches et veille (par exemple, les sp�cialistes de la recherche, de la veille et de l’enregistrement des brevets) et pour les jeunes collaborateurs (qui font aux Etats-Unis �norm�ment de recherches, ce qui correspond en France aux stagiaires, mais en font aussi beaucoup en France durant leur premi�re ann�e), une �tude d’Altman Weill datant de 2015 est pessimiste[220].

Plus g�n�ralement, de nombreux entrepreneurs millionnaires comme Bill Gates ou Elon Musk (voitures �lectriques Tesla) et des scientifiques comme l’astrophysicien Stephen Hawking ou le docteur Laurent Alexandre (fondateur de Doctissimo) estiment que l’IA va cr�er du ch�mage et que les cons�quences sociales de cette nouvelle r�volution sont encore largement sous-estim�es.

Elon Musk estimait par exemple le 15 f�vrier 2017 que les conducteurs professionnels (soit 15% de la population active mondiale) pourraient se retrouver sans emploi dans les 20 prochaines ann�es, et qu’il y aura de moins en moins de m�tiers qu’un robot ne pourra pas faire[221].

Les sp�cialistes en intelligence artificielle, eux, vont m�me plus loin: un sondage (pre-print) men� fin 2016 aupr�s de 352 chercheurs en IA �galement auteurs d’articles et pr�sents lors de deux conf�rences sur le sujet[227] a donn� le r�sultat suivant: selon eux, en se pla�ant donc en 2016, il y a une chance sur deux que l’IA soit meilleure que les humains � � peu pr�s tout type de t�che individuelle ('High level machine intelligence - AI human tasks') dans 45 ans.

Surtout, comme l’explique Olivier Ezratty (ancien de Microsoft France), les livres et articles sur l’impact de l’IA sur l’emploi font l’impasse sur plusieurs points cl�s[232]: Autre publication relativisant les choses: selon le rapport pr�cit� du COE[234], moins de 10% des emplois sont 'tr�s expos�s' aux mutations technologiques et pr�sentent donc le risque d’�tre supprim�s —

Toutefois, les comp�tences demand�es aux biblioth�caires documentalistes vont probablement �voluer dans les ann�es � venir[237] Men�e par les professeurs am�ricains Dana Remus (Facult� de droit de Universit� de Caroline du Nord) et Frank Levy (�conomiste, Massachusetts Institute of Technology, le fameux MIT), une �tude publi�e en novembre 2016 sugg�re que l’IA a «un effet mod�r�»

un gros article scientifique de 77 pages publi� sur le Legal SSRN—, l’impact estim� de l’IA sur des domaines tels que le 'fact-checking' (v�rification des faits, typique du droit anglo-saxon), le conseil aux clients, la gestion �lectronique de documents (GED), la r�daction de conclusions et les audiences —

Mais, au-del�, la jurisprudence, m�me �manant de nos plus hautes juridictions, est bien souvent d�licate � pr�voir, notamment face � des textes r�cents, mal r�dig�s, ou � des textes en d�calage grave avec les r�alit�s sociales ou �conomiques.

Et si on en arrivait un jour l� o� Google semble �tre arriv� du fait de l’int�gration de machine learning dans ses algorithmes (ses ing�nieurs ne savent plus totalement en d�tail comment leur moteur fonctionne: en tout cas, c’est ce que dit un scientifique chez un rival, Qwant[242])?

Le tome 3 de la bande dessin�e SOS Bonheur, un classique du genre publi� en 1989[246] parle de justice automatis�e: chaque avocat soumet ses conclusions dans une machine et la machine rend son verdict, le juge n’est l� que pour contr�ler le bon fonctionnement de cette derni�re.

Si le machine learning finit, ce qui est probable selon nous (cf supra), par �tre utilis� par le juge, il est � esp�rer que les conclusions d’Antoine Garapon et Marc Cl�ment (dans les articles de revues juridiques cit�s au d�but de ce billet) s’imposeront: Eviter le risque de «l’effet 'moutonnier' de la justice pr�dictive qui pousse au conformisme et r�clame plus aux juges qui estiment qu’ils doivent aller � contre-courant, c’est-�-dire faire leur m�tier tout simplement!»

Ce sont les chapitres VIII et X qui sont sp�cifiquement consacr�s � la justice pr�dictive, avec quelques interrogations cl�s, dont: Isabelle Sayn formule ainsi ses propres craintes: «le pouvoir d’appr�ciation du juge peut �tre affect�, selon qu’il conna�t ou non les d�cisions prises par les autres magistrats.

Le Conseil d’Etat, par la voix de Christian Vigouroux, lors du colloque sur l’open data de la jurisprudence organis� en octobre 2016 par la Cour de cassation, a d�j� pr�venu que la juridiction administrative supr�me ferait en sorte que le juge administratif ne puisse pas se voir opposer sa propre jurisprudence[259].

C�t� justice judiciaire, selon Xavier Ronsin, Premier pr�sident de la cour d’appel de Rennes[260]: «L’hypoth�se selon laquelle des plaideurs assist�s d’avocats, renonceraient � aller jusqu’au bout d’un contentieux judiciaire classique, parce qu’ils auraient lu les r�sultats d’un logiciel dit de 'pr�dictibilit� de la justice' et qu’ils d�cideraient alors de transiger, est contest�e par beaucoup et m�rite � tout le moins d’�tre v�rifi�e.

Lorsque l’on constate la difficult� de faire aboutir les 'modes alternatifs de r�glement des litiges (MARD)', il y a de quoi �tre sceptique, mais pourquoi ne pas l’esp�rer?Au-del� d’un refus de principe sur la possibilit� d’enfermer la future d�cision d’un juge dans le raisonnement d’un algorithme bas� sur des 'pr�c�dents jurisprudentiels', je pense malgr� tout que les magistrats doivent se pr�parer � comprendre ce processus, et � recevoir des dossiers d’avocats comportant des analyses savantes ainsi que des contenus statistiques de milliers de d�cisions au soutien d’une th�se et de pr�tentions de leurs clients.

Sanjay Navy, avocat � Lille o� il a test� Predictice, pense que «�a peut permettre de dire � l’adversaire: 'regardez les condamnations en moyenne, n�gociez sinon vous risquez d’�tre condamn� � tant, ce n’est pas moi qui le pr�tends, mais la jurisprudence!'».

Autrement dit, la justice pr�dictive aurait pour avantage de faciliter le calcul des chances de gagner ou perdre un contentieux, limitant ainsi la prise de risque et facilitant grandement le travail des avocats et plus encore des assureurs.

Sur ce point, le bouleversement du droit du licenciement et de la proc�dure prud’homale par la loi Travail en 2016 puis les ordonnances Macron en 2017 constitue un excellent exemple: le contentieux de droit du travail pr�-2017 a perdu une partie importante de son int�r�t, particuli�rement le montant des indemnit�s.

Quid, parce que si la justice pr�dictive et la modernisation de l’action publique (MAP, ex-RGPP) favorisent, d�veloppent, poussent vers la transaction, la m�diation, la conciliation et l’arbitrage[264], alors les d�cisions ne seront plus disponibles, car par d�finition ces proc�dures ne sont pas publiques[265] et leurs d�cisions non plus.

On peut aussi craindre une anonymisation insuffisamment forte, c’est-�-dire n’emp�chant pas, d’ici les huit ans (� compter de 2017) n�cessaires pour que les jugements de premi�re instance acc�dent � l’open data[267], la r�identification du fait d’un apprentissage statistique automatique ayant beaucoup progress� et s’appuyant les donn�es indirectement nominatives.

Le professeur Anne Debet, ancien commissaire de la CNIL, et un des meilleurs sp�cialistes fran�ais du droit des donn�es personnelles, interrog�e par la mission Cadiet, explique pourtant que: Les avocats craignent aussi une certaine d�shumanisation ou une justice au rabais, voire un possible risque de 'fain�antisation'.

Comme le formule Me Navy lui-m�me: «On vient me voir avec un probl�me, je tape sur le logiciel, j’ai 90% de chances de le perdre, donc je ne prends pas le dossier alors qu’en s’y penchant bien, je pourrais soulever un point particulier et gagner.»[270] Directement concern� par ces soucis �thiques, Predictice a choisi: C�t� solutions, certains vont plus loin, en proposant voire exigeant que le code des applications sur lesquelles se fonde une d�cision de justice soit disponible en open source.

Pour reprendre les mots de Michael Benesty: «la confiance que l’on placerait dans des outils de justice pr�dictive implique, au cours du processus, que le calculs et les caract�ristiques du mod�le de pr�diction soient visibles et compr�hensibles par le juriste, avocat ou magistrat, qui les emploie.

Cela se traduit par une obligation de transparence sur les algorithmes, que garantit la lib�ration en open source de la solution autant que par une vigilance et une expertise juridique sur les donn�es mobilis�es.»[274] Le code source de Supra Legem, l’application de M.Benesty, est d�j� en open source[275].

Le magistrat administratif Marc Cl�ment, plus r�aliste � mon sens, estime quant � lui que la protection de la propri�t� intellectuelle des entreprises est un obstacle pur et simple � la divulgation, m�me limit�e du code source, sans parler de sa compr�hension.

En effet, il n’existe aucune d�mo gratuite en acc�s libre de Ross ni de Predictice, le site web du produit Ross est d’un vide intersid�ral (le compte Twitter est beaucoup plus riche!) et les structures utilisatrices ne donnent aucun exemple d’utilisation ni de recherche ni aucun autre d�tail.

Jimdo – Avis complet sur un logiciel incontournable

Avec plus de 20 millions de sites web, Jimdo est l’un des logiciels de référence pour la création d’un site web.

Pour ceux qui veulent aller un peu plus loin, Jimdo propose pas mal de fonctionnalités avancées très utiles, articles multi-dimensions, intégration tracking ecommerce Google Analytics, et même la possibilité de créer son template avec un éditeur HTML / CSS.

Si vous souhaitez créer un site e-commerce, vous aurez le choix parmi des templates spécifiques au e-commerce, la possibilité de créer des coupons et des remises, et des passages en caisse sécurisés –

Par exemple, si vous possédez un café, Jimdo serait un excellent choix pour annoncer votre menu, votre emplacement et vos heures d’ouverture, et même pour vendre des grains de café ou des livres de cuisine à part.

Si je devais donner mon avis sur Jimdo, je dirais que les templates sont l’un des principaux points faibles, surtout face à Wix, dont les templates sont vraiment magnifiques.

On imagine que l’équipe de Jimdo va continuer à en ajouter, et surtout, il est possible de créer son template personnel avec son propre code HTML / CSS.

Il vous suffit alors de cliquer sur un élément pour qu’une interface contextuelle très complète apparaisse pour vous permettre de modifier les principales caractéristiques graphiques de l’objet.

Vous pouvez éditer / modifier / supprimer les éléments de page déjà intégré de base dans le template et bien sûr également ajouter de nouveaux éléments en cliquant sur « Ajouter un nouvel élément ».

Apparence trompeuse, il suffit de cliquer sur le bouton « … » pour que des options supplémentaires apparaissent, notamment la possibilité d’éditer son code HTML ce qui ouvre un vaste champs de possibilités.

Les concurrents comme Wix ou Weebly proposent un peu plus de souplesse de manière générale, la structure imposée par les templates est assez forte, mais Jimdo propose néanmoins de plus en plus d’options pour personnaliser la structure des pages.

Jimdo ne se différence pas des concurrents sur la souplesse d’édition des pages, mais tous les besoins simples sont couverts, et surtout c’est simple et rapide.

L’offre de Jimdo, les améliorations et les actions marketing se tournent naturellement vers des e-commerçants qui sont susceptibles de dépenser davantage qu’une association ou un freelance. Mais, même si Jimdo se concentre globalement sur le e-commerce, les sites vitrine ne sont pas laissés sur le coté, loin de là. En effet, Jimdo a développé un CMS qui permet aux internautes de créer un site assez simple (quelques pages) en quelques minutes seulement, sans avoir besoin d’avoir de connaissance en HTML.

Une nouvelle interface permet alors de définir tous les paramètres de l’article : description, catégorie, photos multiples avec ou sans zoom, prix, quantité en stock et délai de livraison.

Le principal problème quand on regarde cette interface de saisie d’un article, ce n’est pas son manque d’options, c’est le fait que l’ajout d’un article se situe au niveau d’une page.

Pour éviter de perdre des heures pour modifier l’organisation de votre catalogue, il faut bien prendre le temps de penser l’arborescence de la boutique avant de se lancer.

De manière générale, quand on souhaite proposer plusieurs centaines de produits en vente, la gestion du catalogue et des évolutions des pages produits depuis le Back Office Jimdo peut s’avérer fastidieuse.

Conclusion Jimdo est recommandé pour les Ecommerçants de petite taille ou de taille moyenne, et en plus Jimdo est l’un des rare à respecter à 100% la législation française sur l’Ecommerce !

pouvez vous servir de la fonction blog pour faire du marketing de contenu, ça vous évitera de devoir mettre en place de la publicité Premier point, et non des moindres, le code HTML / CSS est globalement très propre quel que soit le template et les éléments ajoutés.

On peut regretter néanmoins que les balises HTML 5 (section, article, sidebar, etc.) et les microformats / schema ne soient pas davantage utilisés (a priori les microformats ne sont utilisées que pour les fiches produits).

Quand on regarder le code le header plus en détail, on est rassuré de voir que les bonnes pratiques de base sont respectées : langue, title, favicon, canonical, etc.

Pour mettre en place un balisage des titres différent, à ma connaissance, la seule possibilité est de créer son propre template… En matière de SEO, tous les sites Jimdo ne logent pas à la même enseigne.

Jimdo propose le minimum en matière de paramétrage, cela peut être bloquant pour certains, mais honnêtement, dans 99% des cas, les sites mal référencés n’ont pas un problème de paramétrage, mais plutôt de contenu et de marketing.

1 : Il y  a 6 titres H2 pour une trentaine de pages… A priori, cela signifie que le template ne doit pas inclure par défaut beaucoup de H2 et que l’utilisateur ne s’est pas donné le faire.

C’est une alternative à l’éditeur classique dont j’ai parlé plus haut, conçu pour ceux qui ne veulent vraiment pas passer de temps sur la création de leur site.

Ce qu’il y a de très original et assez avant-gardiste dans la démarche de Jimdo Dolphin, c’est que cet outil vous permet de créer votre site en quelques clics, en répondant à une petite série de questions.

Ses concepteurs l’affirment haut et fort : il ne s’agit que de la « preview release » : l’outil va devenir de plus en plus intelligent et puissant !

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